bernard roussel eleveur

par Web Aude TV
dans Economie
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Bernard a repris l'élevage paternel en 1986. « Au début je me suis tâté. Et puis j'ai fini par y prendre plaisir », convient-il en dépit d'une vie d'esclave. On est éleveur 365 jours par an, qu'il pleuve ou que ce soit Noël, qu'il vente ou que 40 degrés de fièvre vous accablent. Quatrième d'une fratrie de six enfants, après le départ des aînés Bernard a rapidement compris qu'on lui promettait la succession. Son père faisait pâturer les bêtes, ce n'est pas l'espace qui manque dans la contrée. Époque révolue. La mélangeuse de céréales a sacrifié le pâturage sur l'autel de la réalité économique. Sortir les bêtes ? Pas assez rentable. Agriculture intensive et productivisme sont passés par là. Quand on est à ce point soumis aux fluctuations du prix du lait fixé par le marché, il s'agit de faire des choix. D'autant que la mécanisation a fini d'étrangler les éleveurs

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